Qu'est-ce que le test musculaire ?
Le test musculaire utilisé en kinésiologie s’effectue généralement sur le bras, mais il peut théoriquement être réalisé sur n’importe quel muscle. Lors de ce test, le kinésiologue effectue une pression subtile sur la partie du corps concernée tout en posant des questions, afin d’identifier quelles informations peuvent être perçues à l’instant T comme un stress pour le corps, et ainsi essayer d’identifier l’origine de nos problématiques.
En effet, nos muscles sont directement connectés à notre cerveau et nous pouvons facilement observer que, lors d’une situation inconfortable pour nous, nous ressentons parfois le fait d’avoir « l’estomac noué » ou « les jambes en coton ». Ce type d’expression qui nous vient naturellement illustre bien le fait que nous ressentons lorsque le stress se manifeste dans notre corps.
Normalement, lorsqu’on teste le tonus d’un muscle, il est censé « verrouiller », c’est-à-dire être en capacité de tenir dans sa position même en présence d’une force modérée. A l’inverse, il va « déverrouiller » en présence de stress (ce qu’on appelle un test faible), car il y a une baisse d’énergie et une perte de tonus qui fait qu’il ne peut plus tenir normalement. Pourtant, cela ne change rien au niveau de notre force : c’est la différence entre la force et le tonus musculaire.
Tonus et force musculaire, quelle différence ?
Un haltérophile pourrait avoir un bras qui « déverrouille » selon les questions posées en séance, alors qu’il est capable de tenir le poids de plusieurs dizaines de kilos. Et oui, cela peut paraître étrange, mais permet d’illustrer la subtilité. Un bras qui teste « faible » en séance ne veut pas dire qu’il n’a plus de force, mais bien qu’il nous indique un stress perçu par le corps sur l’instant. En effet, le fonctionnement du muscle est permis grâce aux fibres musculaires (qui lui permettent de se contracter) et aux tendons (qui rattachent le muscle à l’os). Les deux sont étroitement liés et en communication directe avec le cerveau. Or il se trouve que le stress participe à rendre les tendons inactifs, et c’est cela qui influe sur le tonus musculaire : le muscle peut toujours se contracter pour l’effort, mais les tendons sont plus faibles.
- La force musculaire correspond à la contraction active des fibres musculaires, lors d’un mouvement ou d’une activité physique. C’est un mécanisme volontaire et conscient, qui mobilise nos muscles pour porter, pousser, ou tirer des choses. Elle peut être différente selon les individus et la manière dont nous avons pour habitude d’utiliser nos muscles.
- Le tonus musculaire, lui, correspond à la capacité innée du muscle à réagir à un certain degré d’étirement. Plus subtil et inconscient, le tonus musculaire qui est testé en kinésiologie varie selon le degré de stress perçu par le cerveau. Il est utilisé pour « communiquer avec l’inconscient », dans le sens où il permet d’identifier l’origine de stress dont nous n’avons pas forcément conscience. Un peu comme pour la force musculaire, le tonus peut aussi être différent selon les personnes ou les objectifs de séance.
Témoignage personnel
Lors de ma formation de kinésiologie, j’ai reçu une séance par une autre élève au sujet de mon objectif qui concernait ma difficulté à faire des choix. Moi qui étais réputée pour avoir un muscle qui répondait plutôt clairement lorsqu’on le testait, pendant cette séance, mon bras était très long à réagir, comme hésitant. Or il se trouve que cela venait justement illustrer ma problématique : j’ai besoin de temps pour pouvoir faire mes choix, tout comme mon muscle avait besoin de temps pour répondre lors de cette séance.
C’est pourquoi si vous êtes stressés pendant la séance, dans le contrôle, ou sceptiques face au test, il peut y avoir des réactions musculaires qui semblent plus difficiles à percevoir au début. Le but est alors de mettre le corps en sécurité et de vous accompagner au mieux, afin de pouvoir dépasser ces résistances et percevoir le plus justement possible les informations que votre corps souhaite vous communiquer.
Pourquoi utiliser ce test ?
Outre les souvenirs conscients que nous avons via nos images mentales, nous avons dans notre corps une mémoire plus inconsciente, qui mémorise toutes les sensations et émotions que nous avons pu percevoir ou ressentir face à une situation. Tout cela ferait parti de notre « mémoire cellulaire » et participe à l’élaboration de notre comportement, même lorsque ces comportements ne sont pas optimums pour nous.
L’observation de la baisse de tonus nous donne alors la possibilité d’identifier le stress mémorisé par le corps et ainsi tenter de comprendre les comportements programmés dans notre inconscient, pour venir les faire remonter à la conscience. En effet, chaque personne est unique et une même situation peut être vécue très différemment. Cela est en grande partie dû à notre vécu personnel passé, les croyances limitantes que nous avons mises en place, les schémas comportementaux hérités, et notre état sur le moment…
" Mais alors, on peut tout savoir sur moi ?! "
Rassurez-vous, cela est loin d’être le cas.
Tout d’abord pour la simple raison que, en séance, le corps ne « révèle » que les informations pertinentes et en lien avec votre objectif. En plus, en tant que kinésiologue, on demande toujours au corps si on a l’autorisation de travailler ensemble et sur l’objectif concerné, afin de s’assurer que les informations ressorties pendant la séance soient des informations que vous êtes en capacité de comprendre et de gérer. C’est pourquoi chaque séance est différente et unique : elle dépend de la relation kinésiologue-consultant, de l’objectif, et de l’instant précis où vous en êtes dans votre vie.
Pour résumer...
Le test musculaire est un outil merveilleux qui nous permet, le plus objectivement possible, d’interroger le corps et de ressentir lorsqu’une chose est stressante pour lui, à l’instant T. L’important est donc de rester le plus neutre possible, curieux et observateur face aux réponses de notre corps. Et grâce à l’utilisation de ce test en séance de kinésiologie, il est possible d’aller chercher l’origine et de remonter jusqu’à la cause à l’apparition de nos problématiques, qu’elles soient physiques ou émotionnelles.
Quand nous commençons à comprendre pourquoi nous « réagissons » d’une certaine manière par rapport à notre vécu, il est plus facile de pouvoir poser un nouvel œil sur la situation et pouvoir « agir » comme on le souhaite réellement, telle la nouvelle personne que nous sommes à chaque instant.